Ce dernier bout de chemin sur la Carretera Australe, depuis Cochrane, est un itinéraire apprécié des cyclotouristes, à juste titre. Ainsi, le décor de la plus jeune et de la moins peuplée des régions chiliennes n’a pas cessé de se dérouler sous nos coups de pédales. En effet, ici ont vécu pendant des milliers d’années Chonos, Alakufes et Tehuelches car la géographie très découpée de cette région a longtemps dissuadé les esprits colonisateurs de s’y aventurer. Un univers originel et subjuguant c’est donc offert à nous.

A_Vendre
Castro_nous_te_serons_fidels
Classique
Contador_Suedois
Descente_de_la_Faicle
El_Cerro_Castillo
El_Panaderos
Encore_de_belles_images
Entre_lacs_et_montagnes
Hommage_a_Staz
Ils_descendent_de_le_montagne
Lac_de_la_Fauge
Le_Corcovado_veille
Rencontre_athypique
Sur_la_route
Terre_de_legendes
Vous_avez_dit_bleu

Finalement, c'est sans pneus neufs, mais avec des réparations dont notre passage en Inde nous a laissé l’héritage que nous avons quitté Cochrane. Par chance, les jours suivants, le soleil est venu compléter le tableau fait de glaciers, de pics enneigés, de lacs translucides, de cascades, de fjords et rivières, et nous en avons pris plein les yeux. Ainsi, longeant le Rio Backer en côtoyant les cimes du Cerro Castillo, et plus loin en parcourant de larges combes aux parfums du Haut Doubs, nous sommes arrivés à Coyhaique.

      Nous avons perdu là, le soleil, mais trouvé deux pneus neufs qui nous permettront de rejoindre Santiago… Normalement… Un peu plus au nord, après quelques hébergements encore insolites, dont une nuit dans une roulotte de bucherons, nous avons retrouvé Christian et Juanita pour un accueil très chaleureux, au beau milieu de nulle part, entre glaciers et cours d'eau. Un lieu improbable, où Christian, collègue et ami de notre cousin Marc, a entrepris il y a un an et demi, la construction de lodges luxueuses, pour le compte d’un maître d’ouvrage savoyard. Il est vrai que le site n’a rien à envier à Courchevel, mais les conditions de travail sont aussi un peu plus compliquées. En effet, le lieu fonctionne comme une île, ainsi matériaux, engins, et main d’œuvre doivent traverser une importante rivière pour rejoindre le chantier. Selon la fiabilité du bac et les humeurs de Chris, la nage est parfois requise. Ce dernier, doté de nombreuses compétences, a pris goût à ce défi et nous montre qu’il n’y a jamais de problèmes mais toujours des solutions. Quand beaucoup déjà auraient rendu les armes, lui a su s’adapter au Chili, à la précarité du lieu, et diversifier ses fonctions pour mener à bien ce projet. Ces hôtes de « Marc » nous ont accompagnés jusqu’à l’embouchure du Rio Cisnes où nous devions embarquer pour rejoindre Chiloé. L’occasion de profiter jusqu’au dernier moment de leurs compagnies avec en prime la dégustation de fruits de mer exquis et un passage mémorable à la fête du poisson frit, tenue le jour même dans la bourgade…

Lire la suite...

Après une semaine complètement coupée du monde, nous rattrapons le fil de l’actualité pour vous donner de nos nouvelles.

a_en_sauter_de_joie
accueillant
blague_locale
Caleta_Tortel
Carretera_Austral
chili_terre_de_jeu
coup_de_pub
fond_d_ecran_reel
Lago_Deserto
le_temps_s_est_arrete
le_velo_souffre
meandrecreation
on_se_dechire
ouvrez_les_frontieres
parfum_des_promenades
Peinture_de_Miro
surnaturel

      Actualités chargées avec comme souvent son lot de bonnes et mauvaises surprises. Pour les premières, nous soulignerons la belle victoire de nos coéquipiers à Plobsheim que nous avons fêtée autour d’une Cerveza, avec autant de bonheur, que si nous en étions. Bravo et pourvu qu’elle soit le déclic d’une longue série. Autre événement, les élections nationales au Chili qui ont vu la victoire de Sebastián Pinera en lieu et place de Mme Bachelet. Une semi révolution après 20 ans de gouvernement de gauche, mais cela ne semble pas bouleverser nos amis chiliens patagons dont les préoccupations sont semble-t-il bien éloignées de la politique. Enfin, pour terminer ce petit tour d’horizon hebdomadaire, un tremblement de terre et des milliers de malheureux à Haïti, ce qui nous rappelle la tragédie de Chengdu en 2008. Une fois de plus, cela nous fait prendre conscience que la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille, et, qu’il faut parfois savoir se mouiller dès sa source, malgré l’eau fraîche.

      Abandonnons le fil de l’actualité pour revenir à celui de nos aventures de cette dernière semaine. Décidemment, là où finissent vos jours, la nature n’en finit pas de nous émerveiller. En quittant El Chalten, après quelques kilomètres de vélo et une petite randonnée, nous découvrons entre deux lacs glacières bleu azur, les falaises vertigineuses du Chalten. « Chalten » signifie pour les Tehuelches: montagne qui fume. On se demande pourquoi, Perito Moreno, l’homme chargé de tracer les frontières entre le Chili et l’Argentine, a trouvé opportun de donner le nom d’un marin (Fitz Roy) à ce sommet, tant la brume accrochée à cette voie mythique d’escalade donne raison aux indiens.

Lire la suite...

      Pour ceux n’ayant pas de temps : nous sommes arrivés à El Chalten, au pied du mythique Fitz Roy, tout va pour le mieux, nous sortons d’une semaine merveilleuse…

25ans_a_la_maison
Avec_de_l_elan
Bien_petit_face_a_la_nature
Comme_a_L_abbaye
de_mieux_en_mieux
El_cuisinieros
En_danseuse
et_de_4000kms
Les_Cuernos
Leves_toi_soleil
Pas_de_mots
Sur_le_chemin_du_bonheur
Surhumain
Surprise
Traversee_perilleuse
Un_hotel_pour_les_Mathieux
Une_pause_s_impose
Une_recrue
Vue_de_moutons
Welcome_a_Torres_Del_Plaine

Pour les autres… Notre arrivée à El-Chalten marque la fin de nos aventures en Patagonie. Cette région nous laissera de formidables souvenirs, mais nous serons très heureux de quitter ici, celui qui depuis plus d’un mois tente de nous décourager, de nous sédentariser sur ces terres, nous avons nommé notre fidèle compagnon : « le vent ». Notre victoire dans ce combat quotidien, n’aura pas été de vaincre cet élément naturel mais plutôt d’éviter l’affrontement direct et de l’accepter en toutes circonstances.

      Toujours dans un souci d’originalité, pour vous conter ce dernier « bout » de chemin, nous vous emmènerons avec nous à travers les écrits d’une page de nos carnets de voyage :

Jeudi 7 janvier. Estancia San Antonio - 4 heures de marche + 40 km de vélo - ciel nuageux - *
« Les journées sensationnelles s’enchainent dans ce décor du parc Torres Del Paine. A la beauté intacte du paysage est venue s’ajouter, pour notre plus grande joie, la bonté des “chilenos” par un accueil chaleureux en fin de journée. Lorsque les richesses de la nature et de l’Humanité se côtoient ainsi dans la même journée, soyez en certains, nous sommes des Hommes heureux.

La journée débute à 5 h du matin pour aller admirer, un peu plus haut, le lever du soleil, sur les trois sommets incontournables que sont les "Torres". Finalement, le ciel nuageux aura raison de ce plaisir, mais nous nous contenterons largement de la vue sur les hauteurs, cueillie au petit matin par un froid revigorant. Redescente au camp pour se réchauffer deux heures dans nos duvets.

Lire la suite...